Le monde en THX d'un bloody boy en quéquette de sens.

Tout est dit.

12 février 2008

Pourquoi la tolerance est elle une hypocrisie.

Voyez vous tres cher lecteurs, il est de certaines choses qui me tiennent a coeur. Des idées qui me semblent a la fois justes et fondamentales. Des facon de voir qui permettent une plus grande comprehension de certaines choses. Ma demarche initiale etant donc de remettre en question chacunes de mes pensées, d'en chercher la source et d'en trouver de nouvelles pour peut etre modifier ladite pensée. Cette demarche est un postulat de base qui m'entraine vers bien des sujets. Vers tous les sujets pour etre tout a fait complet.


bernardo_gui


Tout cela pour vous dire que depuis quelques temps j'ai la certitude que la tolerance n'est autre que de l'hypocrisie. Pour etayer mon propos je vais enumerer certains faits les uns apres les autres, des faits que je suppose irrefutables, amenant donc a une conclusion elle meme irrefutable. Si vous n'etes pas d'accord avec l'une des etapes du cheminement, que vous avez un argument etayé contraire a formuler je me ferai une joie d'y repondre, de le contredire ou de l'admettre et donc de changer ma facon de voir. Ce qui va suivre a vocation de regle generale, il suffit donc d'un exemple sortant de la regle pour la casser.

Tout d'abord une idée simple. Nous ne comprenons que ce que nous vivons, acceptons ou pensons. Exemple concret, comment peut on manger des sauterelles a l'autre bout de la planete ? Si vous comprenez comment cela est possible (je parle sur un plan mental, il est clair que physiquement c'est tout a fait faisable pour tous) c'est que vous le vivez, que vous l'acceptez ou que vous le pensez.

Donc si nous ne comprenons que ce que nous vivons, acceptons ou pensons il va s'en dire que nous ne comprenons pas le reste. Il est difficile d'admettre cette idée car c'est a la fois un aveu d'ignorance et de fermeture d'esprit. Ce que nous appelons "etre ouvert d'esprit" ne repose en effet que sur une tres petite quantité de sujets, ceux qui nous paraissent peut etre les plus sensibles mais ce qui fait finalement assez peu quantitativement.

Maintenant arrive la partie la plus critiquable de la demonstration car elle repose sur une vision pessimiste (que je tenterai de demontrer) de ce que l'on appel communement "la nature humaine" sans trop de legitimité. Nous avons vue que nous ne comprenions que ce que nous vivions, acceptions ou pensions, que faisons nous du reste ? Nous le rejettons. Il existe nombre d'exemples tendant a demontrer cela: Cortes ou Pizarro, la controverse de Valladolid, la segregation raciale, l'homophobie... Ces exemples sont sur des grands cas generaux mais nous vivons cela tous les jours. "Il est laid son jean" par exemple. Ce rejet systematique de ce nous ne pouvons comprendre s'accompagne d'un sentiment de superiorité. Encore quelques grands exemples generaux, l'esclavagisme des noirs sous Hommes, le grand nombre d'envoi de missionaire au nouveau monde pour faire rentrer les paiens dans le droit chemin... Mais encore une fois cela se verifie au quotidien. "Qu'est ce qu'elle est conne de porter un jean aussi moche".

Il serait fou de penser que parce que les exemples sont historiques cela ne fonctionne plus aujourd'hui. L'Homme n'a pas changé en si peu de temps. Son environnement a changé, ses moyens ont changés, mais les grandes lignes sont les memes. Ne dit on pas que l'Histoire est un cycle. La segregation raciale en Afrique du Sud se faisait jusqu'en 1994, la Suede sterilisait les handicapés physiques et mentaux jusqu'en 1992, en France on guillotinait les gens jusqu'en 1981, les Etats Unis ont conservé la peine de mort, l'Angleterre, la Norvege, la Belgique sont des royaumes (et non des monarchies, faut pas pousser)...

Il ne serait pas moins fou de penser que si qui fonctionne sur l'insignifiant, la laideur d'un jean, ne fonctionne pas sur le signifiant, les croyances religieuse, les idées politiques et autre.

Si nous ne comprenons que ce que nous vivons, acceptons ou pensons et que nous rejettons le reste, la tolerance n'a pas de place. On tolere des choses que l'on comprend mais qui ne remplissent pas les 3 conditions. On tolere une chose que l'on pense mais que l'on accepte pas ("j'ai rien contre les homo hein, mais mon fils n'est pas un PD."), on tolere une chose que l'on accepte mais que l'on ne vit pas (Je comprends qu'on puisse vivre dans une grande villa dans a Miami bay) et ainsi de suite. Mais ce que nous n'acceptons pas, que nous ne vivons pas et que nous ne pensons pas on le rejette. Par consequent ce dire tolerant sur ces choses la releve du mensonge, de l'hypocrisie.

Posté par Le 3e frere à 22:49 - Qui c'est qu'a la plus grosse. - Commentaires [18] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

tolérance ou gentillesse

il faut apprendre à être tolérant mais non pas à tout accepter, être tolérant c'est essayer de comprendre celui qui est différent de nous et ce n'est pas facile, mais il y a une tolérance en effet hypocrite, c'est celle des médias qui caresse leur public dans le sens du poil mais qui à la première occasion peuvent retourner leur veste, ce serait si simple d'être sincère sans être méchant, tout simplement faire preuve de gentillesse :)

Posté par Abuelita, 13 février 2008 à 11:46

ET COMME DIEU DIT A JEAN

Je ne suis pas forcement d'accord. "Etre tolerant c'est essayer de comprendre" ca je veux bien, meme si generalement cette demarche resulte d'une certaine hypocrisie a la mode sentiment de superiorité. Par contre la ou je suis contre c'est pour la gentillesse. Au contraire, je pense que la franchise sans forme est le seul moyen d'etre parfaitement compris et de ne pas trahir sa pensée. Certes cette notion exclu le tact mais c'est ma facon de faire. Ensuite se pose une question: faut il dire ce que l'on pense ou faire comprendre ce que l'on pense ? Exemple concret; "il est pas tres beau ton copain" peut etre compris comme "il est carrement moche ton homme". Si l'idée de base etait "pas tres beau" le dire franchement n'est peut etre pas la solution. La perfection serait de parler a des gens qui ne font pas attentions a la forme, ce qui est fort rare.

Posté par Bastien, 13 février 2008 à 19:46

sans hypocrisie

il y a de pieux mensonges, pour ne pas faire de peine tout simplement, mais il y a des gens à qui dire leurs quatre vérités en face ça fait du bien lol ! tolérance c'est pas hypocrisie, si quelqu'un pue dans le métro à côté de moi, je peux comprendre qu'il n'a pas de douche, donc je tolère, mais je supporte pas et je change de rame

Posté par Abuelita, 14 février 2008 à 00:21

ET COMME DIEU DIT A JEAN

Tu rejoins donc ce que je dis, "penser" mais ne pas "accepter" (ce qui est le cas de ton exemple) ca n'est pas de la comprehension mais de la tolerance, oui.

Posté par Bastien, 14 février 2008 à 11:26

plusieurs noeuds selon moi :
1/ on peut parfaitement accepter sans comprendre, donc ce que nous ne comprenons pas, nous ne le rejetons pas forcément.
2/ se dire tolérant, ça n'est pas hypocrite, au contraire. tolérer, ça veut bien dire ce que ça veut dire : on considère que l'autre a tort, mais on est assez sympa pour le laisse vivre ... c'est pas difficile, de tolérer, ce qui l'est plus, c'est d'accepter et d'aimer.
3/ je suis super tolérante
4/ je n'accepterai aucune contradiction !

Posté par incredibleMe, 14 février 2008 à 15:33

ET COMME DIEU DIT A JEAN

1. Cite moi plusieurs exemples je me ferai une joie de les demonter.

2. Je ne mettais pas "tolerer" a l'echelle St Barthelemy & co evidemment. Je ne tolere pas qu'un ouvrier ait voté Sarkozy (c'est un fait irrationel) mais c'est pas pour autant que je ne vais pas le laisser vivre. Je peux meme tres bien m'en faire un ami, seulement je le trouverai con sur le sujet politique.

3. J'avais prevenue au cours de mon article, "Il est difficile d'admettre cette idée car c'est a la fois un aveu d'ignorance et de fermeture d'esprit." et je dois dire que je te trouve en plein dans les cibles de cette phrase tres chere. Ne voit la aucune malice ni aucune volonté de rabaisser qui que ce soit vue que je ciblait absolument tout le monde, mettre son ego de coté au profit d'une certaine reflexion n'est pas forcement simple.

4. je t'envoi te faire foutre (mais par un homme marié doté d'un probable micropenis) =)


Bisous

Posté par Bastien, 14 février 2008 à 21:50

1/ trop fatiguée là, mais je lâche pas l'affaire
2/ ben alors tu le tolères ?
3/ je déconnais
4/ j'y vais à plus ;-)

Posté par incredibleMe, 14 février 2008 à 23:52

ET COMME DIEU DIT A JEAN

1. Je suis impatient

2. Non, je ne tolere pas le fait qu'il ait voté Sarkozy, mais ca s'arrete la.

3. Je suis un peu con de ne pas l'avoir vue je dois admettre.

4. Damned je veux les photos !

Posté par Bastien, 15 février 2008 à 00:27

Je te jette en vrac mes pensées au moment de la lecture... Reste à remettre ça dans l'ordre pour étayer mon argument correctement...

Ton postulat de base : Nous ne comprenons que ce que nous vivons, acceptons ou pensons.

-> ça veut dire quoi "penser" ? Concevoir ?
L'idée d'accepter passe forcément par la pensée.

Nos valeurs, notre histoire, font que nous portons des jugements.
Est-ce que parce que nous ne sommes pas d'accord avec quelqu'un, nous le rejettons ?
Je ne crois pas.

Autre chose, la définition de Tolérance dans Wiki (j'ai pas de dico sous la main) :
La tolérance, du latin tolerare (supporter), est une notion qui définit le degré d'acceptation face à un élément contraire à une règle ...
-> Quelle règle ? La notre ? Nos valeurs ?

Ton raisonnement ne prend pas en compte le fait même que nous pouvons intellectualiser quelque chose qui nous dépasse, qui n'entre pas dans notre système de valeurs et de ce fait le comprendre...

Alors oui, il y a un surement un sentiment de supériorité quand je trouve que le mec de ma copine est moche, mais dans ce cas là, en quoi ça fait de moi une hypocrite ?
Pourquoi serai-je hypocrite de lui dire "il est sympa ton mec" au lieu "quel laideron ton homme !", alors que si elle, elle le trouve beau, tant mieux pour elle ?! Toutes nos vérités ne sont pas utiles à dire !

Empathie, philanthropie...

Je crois qu'il me manque qq clés pour comprendre entièrement ton raisonnement.

Bon allez, je vais bosser, je repasserai plus tard, tu m'as fait mal au crâne ;-))

Posté par Princesse Bobo, 15 février 2008 à 10:20

qqun a dit

"être tolérant, c'est être incohérent".
Je pense qu'il parlait de la notion de tolérance dans la religion.

Posté par choule[bunker], 15 février 2008 à 16:04

ET COMME DIEU DIT A JEAN

Princesse Bobo => je reponds paragraphe par paragraphe sinon je vais en oublier:

-Par "penser" (que j'aurais en effet du definir) je pense a "il a peut avoir raison". Comme toujours un exemple pour etayer "Il est con de tromper sa femme !", je n'accepte pas, je ne le vis pas mais ceci dit au fond je peux penser "d'un coté il n'a pas tort, elle est tellement moche".

-Bien sur que si. Pas la personne dans son entier, mais son avis.

-Tant qu'a partir dans l'ethymologie, "Tolerare" se disait par exemple des senateurs d'origine gauloise ou hispannique (sous Auguste, pas ou peu avant). Ils etaient "tolerare", soit au Senat, mais ni ecouté, ni respecté et encore moins apprecié. Mais sans vouloir jouer sur les mots je trouve cette definition pleine de trous. qu'est ce qu'un "degrés d'acceptation", pourquoi forcement contraire a une "regle" ? Sans oublier que selon les contextes les mots changent de sens, en politique, en culture ou en gastronomis des memes mots prennent des sens totalement differents.

-C'est ce que j'appel "penser" ou "accepter", je suis donc pleinement d'accord.

-L'omission est une hypocrisie. Est ce une hypocrisie grave et lourde de consequence apres ca depend des situations c'est sur, mais oui ca reste de l'hypocrisie.

-Empathie = capacité a se mettre a la place d'un autre, je ne vois pas le lien. Philanthropie = egoisme. Tous les grands philanthropes pas trop betes le disent (Bill Gates le premier), s'ils donnent c'est soit pour soulager leur conscience soit par un sentiment d'injustice (le cas de Bill Gates justement) soit encore plus sournoisement pour se faire une belle place au Paradis. Si la Religion a mis une carotte a la philanthropie c'est que meme elle a compris ce principe.

-J'ai essayé de faire soft, fin vue tout ce que j'aurais du developper pour etre complet non seulement l'article aurait 4 a 5 fois ce qu'il fait deja et en plus il aurait eté serieusement indigeste.

-Desolé pour le mal de crane ^^

Choule => Il me semble que c'est de Nietzche. Fin j'avais vue une phrase de lui en cours de philo en terminal, en gros c'etait ca l'idée mais incapable de savoir si c'etait la phrase exacte.

Posté par Bastien, 15 février 2008 à 16:32

en fait, moi y a un truc que je comprends pas dans ton raisonnement.
à partir du moment où tu ne tolères pas quelque chose, ça implique quoi ? que tu juges la personne sans appel, que tu bouges ton cul de ta chaise pour faire quelque chose (lui en coller une, ou te barrer pour ne plus avoir à lui parler) ? parce que tu peux parfaitement juger , te dire "ce mec est con" et le tolérer quand même.
Retour au 1/
j'accepte sans comprendre : l'attitude de ma mère vis à vis de mon père, par exemple, son abnégation, son sens du sacrifice - je pars du principe que si elle y trouve son équilibre, je n'ai rien à y redire, pourtant, franchement, je ne le comprends pas.
si ça te convient pas, j'ai d'autres exemples en stock, suffit de demander.
Je persiste à penser que tolérer, ça n'est pas accepter. Tolérer c'est juste admettre un droit à la différence (évidemment, rien ne t'empêche de penser que cette différence est une connerie de la part de l'autre). Je tolère par exemple que mon homme fume, même si je ne le comprends pas, même si je lui dis ouvertement ce que j'en pense et que je persiste à trouver sa démarche stupide. Si je ne le tolérais pas, je lui poserais un ultimatum, genre c'est la clope ou moi, ou bien je me barrerais.

Posté par incredibleMe, 15 février 2008 à 17:46

ET COMME DIEU DIT A JEAN

Non, tu n'as pas forcement envie de foutre au bucher tout le petit monde qui n'est pas d'accord avec toi en tout point, seulement rejetté l'avis du type sur la question. Ca se voit tous les jours avec un sujet comme la politique.

1. Tu trouves ca tres con, il y a donc rejet. Ensuite tu peux prendre sur toi pour passer outre, c'est autre chose, c'est de l'hypocrisie mais pour la bonne cause (si ca existe). Si tu ne trouves pas ca con c'est que penses qu'elle y trouve reelement son compte, donc que tu penses qu'elle puisse avoir raison, ce qui rentre dans le "penser" de l'article auquel ton exemple appuis ma these.

Pour l'exemple de l'homme j'en reviens a ce que je disais au debut. Tu ne toleres pas cet aspect mais ca n'est pas pour autant que tu ne toleres pas l'homme dans son entier, c'est bien normal.

Posté par Bastien, 15 février 2008 à 17:52

ben alors on n'est pas d'accord sur le mot "tolérer" - pour moi, oui, je tolère cet aspect-là de mon homme puisque je le laisse fumer. les choses que je ne tolère pas, je fais quelque chose pour les supprimer, les écarter de mon chemin ou les changer.
pareil pour ma mère, je ne trouve ça ni con ni bien, simplement je ne le comprends pas, mais je l'accepte parfaitement, puisqu'elle y trouve son compte - en résumé, je ne cherche pas à comprendre, j'accepte.
je crois que c'est un problème de vocabulaire.

Posté par incredibleMe, 15 février 2008 à 20:14

ET COMME DIEU DIT A JEAN

*retour de fete = alcool = je verifierai demain que je n'ai pas ecrit d'aberations dans ce commentaire*

Et bien nous sommes d'accord, nous tolerons ce que nous comprenons et nous rejetons le reste, je ne vois pas en quoi ce que tu dis est contraire a ce que j'ecris a vrai dire.
Pour ta mere j'ai donc raison, tu estimes qu'elle y trouve son compte, tu "penses" donc qu'elle a raison meme si pour toi ca ne le ferait pas.

En gros je ne dit pas que toute la tolerance est une hypocrisie vue que je defini moi meme ce que nous tolerons. Ce que l'on pense (que ton exemple illustre), acceptons ou pensons nous le tolerons. C'est pour le reste que la tolerance est une hypocrisie. Macro exemple: un fervent catholique a la mode 19e ne pensera pas un athée (l'atheisme est une erreur, cf: la Bible), ne le comprendra pas (Dieu est en chacun de nous, le non croyant se trompe donc) et ne l'acceptera pas (heresie). Par consequent il ne le tolerera pas. Par contre il peut declarer etre ouvert et donc tolerer toutes religions, meme s'il y crois ce sera de l'hypocrisie, de la bonne conscience ou de la mauvaise foi (sans jeu de mot)

Ce qui marche pour le gros bien visible marche pour le plus petit moins visible et est valable tous les jours.

Je pense sincerement que nous sommes d'accord sur l'idée mais qu'en effet il y a un certain probleme de vocabulaire.

Sur ce je m'en vais rejoindre mon Pieu moi.

Bisous

Posté par Bastien, 16 février 2008 à 02:28

c'est trop philosophique pour moi...
et dans sa signification actuelle, tolérer veut dire accepter quelque chose dont on n'aime pas les principes, non?
Jsu sûrment à côté de la plaque today tfaçon! Scusi...

Posté par Flo, 16 février 2008 à 15:00

bizarre

tous ces courants de pensée souvent opposés qui se réclament de Nietzche ?

Posté par choule[bunker], 17 février 2008 à 09:45

ET COMME DIEU DIT A JEAN

Nietzche est un ahuris de nihiliste. Conchiant cette doctrine adolescente je ne me reclame en rien de lui, au contraire, croyant en certaines constantes humaines je crois en une base que Nietzche rejette.

Posté par Bastien, 17 février 2008 à 10:28

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